DPE à Colbert-Chaussade, Nevers : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Colbert-Chaussade, l’analyse de 1 339 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti antérieur à 1948 occupe une place importante. Les étiquettes D dominent, tandis que la proportion de logements classés F ou G dépasse celle observée à l’échelle de Nevers.

DPE à Colbert-Chaussade, Nevers : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Nevers

Le dossier énergétique de Colbert-Chaussade repose sur 1 339 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon analysé de 13 411 DPE à Nevers. Ces données permettent de caractériser les biens diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux références communales. Elles ne constituent toutefois pas une description individuelle de chaque logement : une même adresse de quartier ne suffit pas à déterminer une étiquette, une consommation ou un budget énergétique. Trois éléments structurent la lecture locale : la forte présence du bâti ancien, la prédominance des appartements et une répartition énergétique centrée sur la classe D. Pour vendre ou louer, ces repères donnent un contexte utile, à compléter par les caractéristiques et le diagnostic du bien concerné.

Un bâti ancien et une nette prédominance des appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Colbert-Chaussade)Part du quartier
A40,3 %
B352,6 %
C34826,0 %
D54540,7 %
E24017,9 %
F1138,4 %
G544,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Colbert-Chaussade (Nevers).

La période de construction dominante à Colbert-Chaussade est celle d’avant 1948 : elle représente 44,4 % des diagnostics du quartier, contre 31,8 % à Nevers. Plus largement, 59,6 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le profil local est donc plus ancien que la référence communale sur le critère d’avant 1948. Les maisons individuelles ne représentent que 9,4 % de l’ensemble, le reste étant constitué d’appartements. Cette composition invite à lire les résultats comme ceux d’un quartier principalement collectif, plutôt que comme ceux d’un secteur pavillonnaire. Elle ne permet cependant pas de déduire les matériaux, l’état de l’isolation ou les équipements de chauffage. L’ancienneté donne un contexte de construction ; elle ne suffit pas à expliquer, à elle seule, l’étiquette actuelle d’un logement.

La classe D domine les 1 339 diagnostics du quartier

  • Classes A et B : 4 diagnostics sont classés A et 35 sont classés B. Ces étiquettes restent peu représentées dans l’échantillon local.
  • Classe C : 348 diagnostics relèvent de cette catégorie, qui constitue le deuxième groupe le plus nombreux après la classe D.
  • Classe D : 545 diagnostics portent cette étiquette. C’est la catégorie la plus représentée à Colbert-Chaussade, sans résumer à elle seule la diversité des biens.
  • Classe E : 240 diagnostics sont concernés. Cette présence complète un ensemble où les classes C, D et E occupent une place importante.
  • Classes F et G : 113 diagnostics sont classés F et 54 sont classés G, soit 167 logements dans les deux catégories de passoires énergétiques.

La distribution des étiquettes montre un quartier aux performances contrastées, et non un parc uniformément peu performant. Avec 545 diagnostics, la classe D est la plus fréquente, devant les 348 diagnostics en C et les 240 en E. À l’autre extrémité, les 4 classes A et les 35 classes B témoignent d’une présence limitée des meilleures étiquettes dans les données analysées. Le poids du bâti ancien ne doit donc pas conduire à assimiler automatiquement Colbert-Chaussade aux classes F et G. Pour un propriétaire, l’information importante reste la position de son logement dans cette distribution. Un appartement classé C, D ou F ne présente pas le même profil énergétique, même si les biens partagent une période de construction ou une localisation dans le quartier.

Davantage de passoires qu’à Nevers, mais un coût médian inférieur

Les passoires énergétiques F et G représentent 12,5 % des diagnostics à Colbert-Chaussade, contre 10,6 % pour Nevers. Le quartier se situe donc au-dessus de la référence communale sur cet indicateur. Sa consommation médiane atteint également un niveau supérieur : 219 kWh/m²/an, contre 211 kWh/m²/an dans la ville. Pourtant, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur, à 1 075 €, contre 1 143 €. Ces résultats ne sont pas contradictoires : la consommation rapportée à la surface et le coût annuel estimé mesurent des choses différentes. La surface médiane locale, de 60 m² contre 63 m² à Nevers, constitue un autre élément de contexte. Les données fournies ne permettent cependant pas d’attribuer l’écart de coût à la seule différence de surface, ni de reconstituer le budget d’un logement particulier.

Vendre : situer le bien sans lui appliquer la moyenne du quartier

  • Présenter l’étiquette propre au logement : les 545 diagnostics classés D donnent un repère local, mais ne permettent pas de présumer du classement d’un bien mis en vente.
  • Distinguer ancienneté et performance : les 44,4 % de diagnostics portant sur du bâti antérieur à 1948 décrivent le quartier, pas l’état précis du logement proposé.
  • Contextualiser le coût estimé : la médiane annuelle de 1 075 € n’est ni une facture prévisible pour l’acquéreur, ni une estimation applicable à tous les appartements.
  • Garder une lecture individualisée des classes F et G : leur proportion de 12,5 % ne permet pas de chiffrer une incidence sur la valeur ou de définir les travaux d’un bien.

Dans une présentation de vente, les données du quartier servent surtout à rendre le diagnostic du logement plus lisible. Elles permettent d’expliquer que le bien s’inscrit dans un secteur ancien, majoritairement composé d’appartements, avec une surface médiane diagnostiquée de 60 m². Elles ne remplacent pas les informations propres au bien et ne justifient aucune conclusion automatique sur sa valeur. Si son étiquette diffère de la classe D dominante, cette différence peut être décrite factuellement, sans en déduire un avantage financier chiffré. Pour un logement classé F ou G, il convient également de distinguer le constat énergétique des éventuelles actions à envisager. Aucun détail sur les parois, les installations ou les recommandations de travaux n’est fourni ici : un programme de rénovation ne peut donc pas être établi à partir des seules statistiques locales.

Louer : lire le DPE individuel et distinguer estimation et usage

Pour une mise en location, le premier enjeu est de ne pas confondre le profil du quartier avec celui du logement proposé. Les 167 logements classés F ou G signalent une présence réelle de performances faibles dans l’échantillon, mais ne renseignent pas sur un appartement donné. De même, le coût annuel médian estimé de 1 075 € ne peut pas être présenté comme le budget certain du futur occupant. La consommation médiane de 219 kWh/m²/an constitue un indicateur comparatif, non une mesure de son usage à venir. Le bailleur peut s’appuyer sur ces repères pour expliquer le contexte local, tout en conservant le DPE individuel comme référence. Les faits disponibles ne comportent pas de cadre réglementaire : ils ne permettent donc pas de conclure ici sur les conditions juridiques de location d’un bien particulier.

Questions fréquentes

Les logements de Colbert-Chaussade sont-ils surtout anciens ?

Oui, dans l’échantillon analysé : 44,4 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, période dominante, et 59,6 % du bâti est antérieur à 1975. La part d’avant 1948 dépasse celle de Nevers, établie à 31,8 %. Ce profil ancien ne permet toutefois pas de connaître l’état actuel de l’isolation ou le classement énergétique d’un logement particulier.

Le quartier compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Nevers ?

Oui. Les classes F et G regroupent 167 logements, soit 12,5 % des diagnostics de Colbert-Chaussade, contre 10,6 % à l’échelle communale. La classe la plus représentée dans le quartier reste cependant D, avec 545 diagnostics. Il faut donc distinguer la surreprésentation locale des passoires du profil énergétique de l’ensemble des biens diagnostiqués.

Peut-on retenir 1 075 € comme budget énergétique pour un logement du quartier ?

Non, pas comme budget individuel certain. Les 1 075 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier, dont la surface médiane est de 60 m². Cette valeur permet une comparaison avec les 1 143 € observés à Nevers. Pour vendre ou louer un bien précis, il faut distinguer ce repère statistique de l’estimation figurant dans son propre DPE.

Sources officielles

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